Mahault

projet

Bosmans

Flatland

Le but était de proposer une approche graphique de ma lecture du livre "Flatland" d'Edwin A. Abbot. Être confronté à l'univers abstrait de cet ouvrage ne fut pas aisé. Beaucoup avant moi s'y étant essayés.

Pour atteindre à cette finalité, il convenait que la mise en page et la typographie deviennent des acteurs à part entière du récit. Tout cela devait prendre sa place en tenant compte bien entendu d'un agrément visuel maximum sur le net et d'une facilité de lecture optimale. Tous les paramètres avaient donc leur importance : hauteur de ligne, largeur de paragraphe, barre de progression, rythme, hiérarchie des titres, etc.

Projet collaboratif

Chaque étudiant avait à traiter un chapitre selon sa vision propre. L'expérience finale permettant ainsi de découvrir l'ensemble de cette œuvre au travers d'autant de sensibilités qu'il y avait de participants à ce projet. A la lecture de "Flatland" se superpose donc une approche aussi riche que disparate. Cette asymétrie entrant en quelque sorte en résonance avec l'abstraction de l'univers d'Abbot et la multiplicité de ses interprétations.

Comprendre l'oeuvre

Bien évidemment j'ai dus m'imprégner du chapitre qui m'avait été attribué avant d'en découvrir le sens profond. Seule une lecture générale me permit d'appréhender toute la complexité de l'oeuvre. Cette démarche accomplie, il me devint évident que l'axe principal autour duquel devait s'articuler mon travail était la géométrie.

Axe de travail

Ayant été particulièrement frappée par le travail de Massin sur "La Cantatrice chauve" de Eugène Ionesco, mon envie me portait à jouer avec les mots. Cependant, l'un des buts de ce travail étant de s'intéresser au confort de lecture en ligne, j'ai finalement décidé de changer d'approche pour m'intéresser plus particulièrement à la signification même du texte, d'appuyer certains passages, de m'approprier la narration, de transmettre enfin ce que j'ai pu personnellement ressentir à la lecture de cet ouvrage. Il était indispensable selon moi d'aider à l'accessibilité de ce récit aussi abstrait qu'absurde.

Concretement

Il me fallut mettre en place des protocoles. Par exemple, l'utilisation de formes de couleurs plus sombres, tranchant nettement avec le fond clair, me permit d'appuyer à certains moments le propos. Je mis également certains mots en évidence par rapport aux autres, que ce soit pour renforcer une notion particulière, comme le point, ou une idée générale, comme le vide.

Finalement, j'en arrivai à traiter les dialogues un peu à la manière de textes théâtraux. Je pris bien évidemment garde à clairement différencier les deux protagonistes. Le carré, qui est une forme pleine, parle en gras alors que la ligne s'exprime en une police beaucoup plus légère, comme un rappel à leur état respectif.